lundi 9 avril 2012

Parution d'un article de presse

 dans le courrier picard - rubrique Picardie Maritime-

dimanche 08 avril 2012, mis à jour à 12h00

LITTORAL Le phare de Brighton pourrait rouvrir ses portes au public
Première échéance de l'association: obtenir le feu vert de la commission de sécurité pour entrer dans le phare et évaluer le coût des travaux de rénovation.
Six Cayolais viennent de créer une association pour la sauvegarde des deux phares de la commune. Objectif: les rénover et les rendre accessibles au public.
Comme presque toutes les communes implantées sur le littoral français, Cayeux-sur- Mer, sur la Côte picarde, compte trois édifices destinés à avertir les navigateurs, la nuit, de l'approche des côtes: l'amer sud, le phare du Hourdel et celui de Brighton. Automatisés et toujours en fonction, ils sont la propriété de l'État (service des Domaines) et sont gérés par la Direction interrégionale de la mer au ministère de l'Écologie, du Développement durable, du Transport et du Logement.
Alors, comment envisager d'organiser des visites guidées et payantes de ces monuments, éléments du patrimoine maritime local? Tout simplement en créant une association qui, sous certaines conditions définies dans une convention, serait habilitée à mettre en place l'activité touristique après rénovation. C'est ainsi que six Cayolais ont donné naissance à l'Association pour la sauvegarde et la mise en valeur des phares de Cayeux, le 10mars dernier. Son président est Philippe Prouvost, contrôleur principal au service des Phares et balises, le secrétaire Patrick Chauveau (lui-même président de Vivre ensemble, et le trésorier Patrick Henique. On y trouve également Jean-Pierre Boyard, président de l'association les Pompons rouges, l'écrivain Henri Heinemann et Christophe Caron, de Radio Picardie Littoral.
«Pour l'instant, nous nous intéressons au phare de Brighton», confie Philippe Prouvost. Cet édifice-là est bien particulier: construit en1835 sur un hectare de terrain, détruit en1944 par l'armée allemande et reconstruit en1950, son signal lumineux culmine à 35mètres de haut. Grâce à ce feu à éclat rouge, qui envoie un signal toutes les 5 secondes, les marins peuvent l'observer la nuit en mer jusqu'à 19milles des côtes, soit environ 35km. «Le premier écueil à passer, c'est la commission de sécurité, ajoute Patrick Chauveau. Lorsqu'on aura l'autorisation d'y entrer, on pourra chiffrer les travaux.» L'objectif étant à terme de rénover l'intérieur et l'extérieur du phare et de transformer l'ancienne maison du gardien en billetterie avec une salle pour les animations. «La visite d'un phare pourrait s'inscrire dans un circuit de découverte du patrimoine maritime cayolais qui commencerait par le pôle culturel et le Benoît-Champy (ndlr: un canot de sauvetage du début du XXe siècle, qui fait aujourd'hui la fierté des Cayolais) en passant par Brighton, la route blanche pour se terminer au Hourdel», conclut Jean-Pierre Boyard.
Une expérience passionnante et réalisable, puisque bon nombre de phares en Bretagne sont régis de cette façon, tout comme celui de Calais, plus proche encore de la Picardie.
De notre correspondant                                                                                                                            FABRICE LAPORTE